Des actes de sessions secrètes du conseil d’Etat pendant la dictature ont été retrouvées à l’Assemblée Nationale

Téléchargez ici l’info lettre InfoDE du 28 février 2026

Des actes de sessions secrètes du Conseil d’Etat pendant la dictature ont été retrouvées à l’Assemblée Nationale

La poursuite de la vérité et la justice, le maintien de la mémoire des crimes de la dictature continuent, inlassablement, en Uruguay.

La présidente de l’INDDHH, Mariana Mota, a annoncé que, suite à des informations reçues, des fouilles à la recherche de restes de détenu-es disparu-es vont être entreprises prochainement dans le Cimetière Nord de Montevideo. « De nombreux enterrements clandestins en Argentine étaient dans des cimetières. L’Uruguay n’échappe pas à ces modalités » a-t-elle déclaré, selon La Diaria (p.1).

La vérité se trouve en partie dans des archives. La Diaria (p.2) et Caras y Caretas (p.4) rendent compte de la découverte de douze boîtes d’archives contenant les actes de réunions secrètes du conseil d’Etat qui « remplaçait » le parlement pendant la dictature. Si le détail du contenu des boîtes n’est pas encore connu, il pourrait apporter des informations concernant en particulier l’enlèvement et l’assassinat en 1976 à Buenos Aires des parlementaires Zelmar Michelini et Héctor Gutiérrez Ruiz.

A l’occasion des vingt ans de la découverte, en février 2006, dans des locaux militaires, d’une armoire contenant les microfilms de trois millions de pages de documents militaires de la dictature, Brecha (p.5 et p.9) rend hommage au travail d’Azucena Berrutti, avocate de prisonniers politiques puis première ministre de la Défense (2005-2008) d’un gouvernement de gauche. Les militaires l’appelaient par dérision « la dame ». « Ni avant ni après il n’y a eu un ministre de la défense […] avec le courage, la détermination et la constance d’Azucena Berrutti ».

La justice poursuit son chemin. Nous lisons dans La R (p.12) que le juge concerné a décidé de prolonger la décision de maintien en prison préventive effective, et non en assignation à résidence, de six des sept militaires condamnés pour les violations des droits humains à San Javier entre 1980 et 1984. La Diaria (p.14) et Caras y Caretas (p.17) analysent le détail des fondements du jugement italien qui a condamné Jorge Troccoli pour la disparition forcée d’Elena Quinteros et du couple Filipazzi-Potenza , publiés le 30 janvier. La Diaria (p.20), Caras y Caretas (p.21) et BioBioChile (p.22) informent que la Cour Suprême de justice chilienne a confirmé la condamnation d’un militaire pour complicité de l’assassinat à Arica de la militante uruguayenne Mónica Benaroyo, fin 1973.

La mémoire, enfin. REL Uita (p.24) nous apprend qu’en Argentine, un collectif, « Brodant des luttes d’hier et d’aujourd’hui », collecte des morceaux de tissus brodés au nom des disparu.es du Plan Condor afin de fabriquer une grande couverture pour le 50è anniversaire du coup d’Etat en Argentine, le 24 mars prochain. La Diaria (p.26) annonce la reconnaissance d’un site de mémoire dans la ville de Maldonado, municipalité traditionnellement de droite, à l’emplacement d’un centre clandestin de détention et torture pendant la dictature. Il s’agit de mémoire aussi dans une pétition collective de solidarité avec Cuba, que diffuse Brecha (p.27) face aux menaces proférées actuellement par le gouvernement des Etats-Unis et au renforcement d’un blocus économique qui cherche à asphyxier la population. Le lien pour signer la pétition est indiqué.

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En la Cámara de Diputados encontraron actas de sesiones secretas del Consejo de Estado de la dictadura

La búsqueda de la verdad y la justicia, la preservación de la memoria de los crímenes de la dictadura, continúan sin descanso en Uruguay.

La presidenta de la INDDHH, Mariana Mota, anunció que, en base a información recibida, se llevarán a cabo próximamente excavaciones en el Cementerio del Norte de Montevideo en busca de restos de personas detenidas desaparecidas. « Muchos enterramientos clandestinos en Argentina eran en cementerios. Uruguay no escapa a esa modalidad”», declaró según La Diaria (p. 1).

La verdad se encuentra en parte en los archivos. La Diaria (p. 2) y Caras y Caretas (p. 4) informan del hallazgo de doce cajas de archivos que contienen las actas de las reuniones secretas del Consejo de Estado, que «sustituyó» al Parlamento durante la dictadura. Aunque aún se desconoce el contenido detallado de las cajas, podrían aportar información sobre el secuestro y asesinato, en 1976 en Buenos Aires, de los parlamentarios Zelmar Michelini y Héctor Gutiérrez Ruiz.

Con motivo del vigésimo aniversario del descubrimiento en un local militar, en febrero de 2006, de un armario que contenía los microfilms de tres millones de páginas de documentos militares de la dictadura, Brecha (p. 5 y 9) rinde homenaje al trabajo de Azucena Berrutti, abogada de presos políticos y posteriormente primera ministra de Defensa (2005-2008) de un gobierno de izquierda. Los militares la llamaban despectivamente «la señora». «Ni antes ni después hubo ministro de Defensa Nacional[…] con la valentía, la determinación y la constancia de Azucena Berrutti”.

La justicia sigue su curso. Leemos en La R (p. 12) que el juez competente decidió prorrogar la decisión de mantener en prisión preventiva efectiva, y no en prisión domiciliaria, a seis de los siete militares condenados por violaciones de los derechos humanos en San Javier entre 1980 y 1984. La Diaria (p. 14) y Caras y Caretas (p. 17) analizan en detalle los fundamentos, publicados el 30 de enero, de la sentencia italiana que condenó a Jorge Troccoli por la desaparición forzada de Elena Quinteros y de la pareja Filipazzi-Potenza. La Diaria (p. 20), Caras y Caretas (p. 21) y BioBioChile (p. 22) informan de que la Corte Suprema de Justicia chilena confirmó la condena de un militar por complicidad en el asesinato de la militante uruguaya Mónica Benaroyo a fines de 1973 en Arica.

La memoria, también. REL Uita (p. 24) nos informa de que, en Argentina, un colectivo llamado «Bordando luchas de ayer y de hoy” está recogiendo trozos de tela bordados con los nombres de los y las desaparecido.as del Plan Cóndor para confeccionar un gran manto con motivo del 50º aniversario del golpe de Estado en Argentina, el próximo 24 de marzo. La Diaria (p. 26) anuncia el reconocimiento de un sitio de memoria en la ciudad de Maldonado, municipio tradicionalmente de derecha, en el lugar de un centro clandestino de detención y tortura durante la dictadura. También se trata de memoria en una petición colectiva de solidaridad con Cuba, difundida por Brecha (p. 27) ante las amenazas proferidas actualmente por el gobierno de Estados Unidos y el refuerzo de un bloqueo económico que busca asfixiar a la población. El enlace para firmar está indicado.