La Parrilla culturelle du 20 mars 2026, dédiée aux droits des femmes et à la place de la problématique de genre dans la résistance à la dictature et dans la lutte pour la mémoire, la vérité et la justice en Uruguay, a pris une forme inhabituelle et participative.
Un public mixte, jeune et joyeux a suivi avec attention les témoignages vidéos forts, envoyés d’Uruguay par des femmes appartenant à des collectifs dont ¿Dónde Están? accompagne la lutte. Il a aussi participé aux deux ateliers créatifs proposés sur le sujet : un atelier d’écriture encadré par Leonor Courtoisie, écrivaine uruguayenne, autrice primée de romans, d’oeuvres théatrales et de poésie, et un atelier de peinture, mené par Catherine Fleury, artiste peintre franco-uruguayenne qui a consacré de nombreuses expositions aux femmes résistantes et aux femmes victimes de régimes autoritaires.
Vous pouvez regarder la vidéo du témoignage de Silvia Bellizzi (espagnol, sous-titré français) de Madres y Familiares de uruguayos detenidos desparecidos, suivie par quelques images de sa lutte (musique : extrait de “Como la cigarra” (Maria Elena Walsh) chanté par Mercedes Sosa).
La vidéo du témoignage d’Ivonne Klingler (en français), membre de Crysol, association des ex-prisonnières et ex-prisonniers politiques en Uruguay a été suivie d’images du Mémorial des Femmes et de son inauguration, projet duquel les ex-prisonnières politiques ont été promotrices (musique : extrait de “Palabras para Julia” (José Agustín Goytisolo) chanté par Paco Ibañez).
Dans le témoignage d’Agustina Rodríguez (espagnol, sous-titré en français), l’avocate, membre de l’équipe juridique de l’Observatorio Luz Ibarburu explique la prise en compte de la perspective de genre dans les jugements d’auteurs de crimes contre l’Humanité.
Enfin, la video (bilingue, non sous-titrée) de Lucia Etchart, écrivaine uruguayenne, fille d’exilés uruguayens anciens Tupamaros, qui vient de publier “Tupamadre” est une lecture d’extraits de son ouvrage.



