
Le 3 août 2026 s’est tenu dans la salle Maggiolo de l’ l’Université de la République à Montevideo un colloque académique soutenu par l’Unesco et le CEJIL (Centre pour la Justice et le Droit International) sur les violences de genre faites aux femmes pendant la dictature en Uruguay.
Avec la participation d’ex prisonnières politiques et de chercheuses de différentes disciplines, ainsi que du recteur de l’Université, le colloque a rappelé la spécificité des violences faites aux femmes par la répression pendant la dictature : violences sexuelles, nudité imposée, menaces aux enfants, agressions spécifiques à la féminité et à la maternité. Ces violences, longtemps invisibilisées, ont progressivement été prises en considération grâce au courage et à la ténacité des victimes qui ont réussi à les porter devant la justice plusieurs dizaines d’années après les faits. La plainte déposée collectivement par 28 ex prisonnières politiques en 2011 devant la justice uruguayenne suit encore son cours.
Les violences liées au genre par les répresseurs durant la dictature commencent seulement à être prises en compte dans leur spécificité. Elles ont abouti aux premières condamnations en décembre 2025. La cause des “28 femmes” a été portée devant la Commission ainsi que devant la Cour Interaméricaines des Droits Humains. La CIDH a émis des recommandations à ce sujet à l’Etat uruguayen en 2021.
Un travail de recherche et de réflexion se poursuit, dont ce colloque fait partie.
L’intégralité de l’évènement est accessible sur YouTube ici
La transcription des interventions est accessible sur le même lien, avec possibilité de traduction.